Soutenu par l’Union européenne, MICRONOR innove sur le microbiote bovin
Le microbiote intestinal est considéré comme le deuxième génome des mammifères. Il comporte autant de bactéries que de cellules présentes dans le corps. Les découvertes sur le rôle du microbiote sur son hôte ne cessent d’augmenter : absorption et synthèse de nutriments, développement de l’intestin, fonction intestinale, protection contre les pathogènes, homéostasie des os, synthèse de neurotransmetteurs, impact sur le comportement et la perception de la douleur.
Le microbiote au cœur de la performance et de la santé des vaches Normandes
Chez la vache laitière, il a été montré qu’il existe un lien entre les microbiotes ruminal et intestinal. Elles semblent influer sur les performances, la santé et la longévité des animaux. Les bactéries héritables du rumen des bovins sont corrélées à la capacité de la vache à tirer l’énergie de son alimentation. Il est possible de prolonger la vie productive des vaches et d’améliorer les performances de production du lait des vaches laitières en influençant le microbiote intestinal. Une preuve de concept a été réalisée sur la possibilité de moduler le potentiel génétique des taureaux en fonction des performances des vaches et de leur environnement analysé au travers de leur microbiote intestinal.
Le projet MicroNor envisage de mettre au point une méthodologie qui permette en race Normande de caractériser le milieu de l’élevage au travers du microbiote intestinal dans le but de sélectionner les animaux les plus adaptés et les pratiques permettant d’améliorer la performance, la résilience et l’impact environnemental des élevages. 2600 vaches laitières issues de 40 élevages permettront de mettre en évidence :
- Les interactions entre le génotype et le microbiote pour sélectionner les animaux les plus adaptés à l’environnement de l’élevage
- Les interactions entre le microbiote et les performances pour mettre en évidence le microbiote le plus favorable
- Les interactions entre les pratiques et le microbiote pour identifier les pratiques les plus adaptées au microbiote favorable