Le 13 mai dernier, la Commission a proposé une stratégie globale pour une reprise du tourisme et des transports suite à la pandémie de COVID-19.

Le paquet de la Commission «Transports et Tourisme en 2020 et au-delà »  est composé de trois orientations et d'une recommandation. Son objectif est d'aider les pays de l'UE à lever progressivement les restrictions en matière de déplacements, à faciliter la réouverture des entreprises et à faire en sorte que les citoyens en Europe puissent profiter d'un été sûr et reposant après des mois de confinement tout en respectant les précautions sanitaires requises.

La Commission invite ainsi les États membres à s'engager dans un processus de rétablissement de la libre circulation au sein de l'Union sur la base de trois critères:  la situation épidémiologique, la capacité d'appliquer des mesures de confinement (par exemple distanciation physique, hygiène) tout au long du trajet et des considérations économiques et sociales, en donnant la priorité à la circulation transfrontière dans des domaines d'activité essentiels du point de vue sanitaire, social et économique.

La Commission européenne ne donne aucune indication sur le « calendrier » mais s’en tient à des orientations sur les protocoles à mettre en place lors des différentes phases de la reprise. A noter, la Commission souhaite aussi assurer l’interopérabilité transfrontière des futures applications de traçage.

Plus précisément, la Commission européenne entend aider le secteur du tourisme européen :

- en garantissant des liquidités pour les entreprises touristiques, en particulier les PME (assouplissement des règles en matière d'aides d'État, afin de permettre aux États membres de mettre en place des régimes de soutien, tels que des systèmes de garantie concernant les bons à valoir et d'autres mécanismes de liquidité, …) et en mobilisant le Fonds européen d'investissement pour mettre à disposition jusqu'à 8 milliards € pour financer 100 000 petites entreprises du secteur touchées par la crise.

- en mobilisant près de 100 milliards €d'aides financières provenant du programme SURE : celui-ci aide les États membres à couvrir les coûts des régimes nationaux de chômage partiel et des mesures similaires permettant aux entreprises de préserver des emplois. La Commission soutient également des partenariats entre les services de l'emploi, les partenaires sociaux et les entreprises afin de faciliter la reconversion professionnelle des travailleurs saisonniers.

- en favorisant la mise  en relation des citoyens avec l'offre touristique locale, la promotion des attractions locales, et le tourisme en Europe en tant que destination touristique sûre.

La Commission organisera une convention européenne du tourisme avec les institutions de l'UE, les entreprises, les régions, les villes et d'autres parties prenantes, afin de préparer le terrain pour un futur écosystème touristique européen durable, innovant et résilient.

Le tourisme et les transports représentent 10% du PIB européen et emploient près de 267 millions d’Européens, il est donc crucial pour ces secteurs stratégiques de l’UE de pouvoir opérer une reprise progressive en assurant la sécurité sanitaire des citoyens européens.

A noter : cet ensemble de mesures « transport et tourisme » a été rendu public quinze jours avant la proposition de la Commission relative au plan de relance européen et à la mise en place du nouvel instrument « Next generation EU » que la Commission propose de doter de 750 milliards € issus d’emprunts sur les marchés financiers. Certaines mesures proposées dans le cadre de « Next generation EU », dont le nouvel instrument de soutien à la solvabilité des entreprises, ou les fonds supplémentaires accordés dans le cadre de la politique de cohésion via l’initiative « React EU », devraient pouvoir bénéficier, sous réserve de l’issue des négociations au niveau européen, au secteur du tourisme.

Pour voir la communication de la CE « Transports et Tourisme en 2020 et au-delà »:

https://ec.europa.eu/transparency/regdoc/rep/1/2020/FR/COM-2020-550-F1-F...