Le service Europe de la Communauté Urbaine et de la Ville de Caen fait part de son expérience avec le programme Urbact.

Dans le cadre d’une journée d’information organisé par le Commissariat général à l’égalité des territoires sur le programme européen Urbact, l'équipe en charge du projet à la Ville de Caen (Urbanisme, affaires européennes et AUCAME) est intervenue pour partager son expérience avec ce programme de coopération territoriale européenne. Urbact vise à favoriser les échanges entre les villes en soutenant leur mise en réseau, que ce soit pour la planification, la mise en œuvre ou le transfert de pratiques durables de développement urbain. La ville de Caen est membre de deux réseaux Urbact.

De 2016 à 2018, Caen a ainsi participé au réseau de planification « 2nd Chance ». Mené par la ville de Naples, celui-ci regroupait 11 villes qui avaient souhaité travailler et échanger ensemble autour des problématiques liées à la « réactivation » des sites et bâtiments abandonnés en centre urbain. Caen a ainsi pu réfléchir à comment « réactiver » la Presqu’ile pour non seulement sauver deux bâtiments (le « Tunnel » et les « Tonneaux »), accompagner la mutation de la zone, mais également en envisager une occupation durable.

Cette première participation pour Caen à un réseau Urbact a non seulement permis de mettre en valeur la ville au niveau européen, mais également de créer et renforcer les synergies au niveau local entre les différents acteurs impliqués dans le développement de la Presqu’île.

Par ailleurs, les réflexions engagées autour du site des « Tonneaux » ont permis la participation de la ville à une seconde expérience Urbact, « RU:URBAN ». Il s’agit d’un nouveau réseau de transfert formé en 2018 qui regroupe 7 villes, dont Caen, menées par Rome. Celles-ci souhaitent profiter des conseils de la capitale italienne sur les pratiques agricoles en milieu urbain. Caen pourra ainsi bénéficier de l’expérience de Rome pour développer un projet de ferme urbaine sur le site des « Tonneaux », qui pourrait ainsi accueillir à terme différents services (restauration locale, point de collecte d’AMAP, ateliers cuisine ou jardinage etc.) et deviendrait un lieu de promotion des productions locales et d’interactions entre habitants, producteurs, chercheurs, etc.