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Premiers débats autour de la réforme de la Politique Agricole Commune
EU commissaire a l'agriculture Phil Hogan

Les réflexions vont déjà bon train à Bruxelles sur la définition du futur Cadre Financier Pluriannuel (CFP) post-2020 (qui succédera à l’actuel CFP 2014-2020) et la révision des politiques européennes qui l’accompagne.

Si les négociations du Brexit risquent de conduire à repousser les échéances, le calendrier théorique est le suivant : fin 2017, la Commission, qui dispose du monopole de l’initiative, devrait présenter ses propositions financières pour l’après-2020, puis ses propositions législatives pour la redéfinition des différentes politiques européennes au premier semestre 2018, ouvrant ainsi une période de négociations entre les États membres et le Parlement européen.

La Politique Agricole Commune (PAC<p>Politique agricole commune</p> ) est, avec la politique de cohésion, la politique européenne disposant du budget le plus important pour la programmation 2014-2020: 363 milliards €, dont 278 milliards € pour les aides directes et 85 milliards € pour le développement rural. En début d’année, la Commission européenne a lancé une consultation publique dédiée à la réforme de cette politique, dont elle présentera les résultats au cours d’une conférence prévue à Bruxelles le 7 juillet prochain.

Les ministres de l’agriculture des 28 États membres ont pour leur part eu un échange au sujet de l’avenir de la PAC<p>Politique agricole commune</p> lors de leur réunion du 6 mars dernier. Si les négociations budgétaires n’ont pas encore commencé, les États membres se sont globalement exprimés en faveur du maintien d’une PAC<p>Politique agricole commune</p> forte après 2020. Le Ministre français de l’agriculture Stéphane Le Foll a quant à lui mis en avant dans son intervention 4 points principaux :

- La PAC<p>Politique agricole commune</p> reste une politique d’avenir. Elle doit donc conserver un budget important après 2020 ;
- Elle doit être simplifiée ;
- La réponse aux défis climatiques et environnementaux ne pourra pas se faire sans associer le secteur agricole ;
- La future PAC<p>Politique agricole commune</p> devra mieux traiter la question de la volatilité des prix.

Le Comité des Régions a lui aussi entamé ses travaux sur la réforme de la PAC<p>Politique agricole commune</p> : Guillaume Cros, Vice-Président de la Région Occitanie, a été chargé de préparer un rapport qui devrait être adopté en session plénière du Comité des Régions en juillet prochain. Lors d’un débat organisé le 8 mars dernier au Comité des Régions, Guillaume Cros a souligné les enjeux suivants pour la future PAC<p>Politique agricole commune</p> :

- Enjeu en termes d’emplois et de revenus : l’évolution de la PAC<p>Politique agricole commune</p> est nécessaire pour enrayer la baisse des emplois dans le secteur agricole et agroalimentaire (qui représente 46 millions d’emplois dans l’UE aujourd’hui) et améliorer le revenu des agriculteurs (dont beaucoup ont aujourd’hui un revenu inférieur au seuil de pauvreté) ;
- Enjeu en termes de sécurité alimentaire et de santé pour les citoyens de l’UE ;
- Enjeu climatique : l’agriculture doit contribuer à la lutte contre le changement climatique ;
- Enjeu du maintien d’une activité agricole sur tout le territoire européen et de la préservation des paysages ruraux grâce à l’agriculture.

Illustration : photo du commissaire européen en charge de l'agriculture, Phil Hogan